Traditions vestimentaires des femmes Kinh

costume feminin vietnamLes Kinh, toujours, avec, pour aujourd’hui, un nouvel angle d’attaque, à savoir les traditions vestimentaires. Qu’on se rassure tout de suite, chez les Kinh comme partout ailleurs, les femmes sont, de ce point de vue, beaucoup plus gâtées que les hommes !

Le delta du fleuve Rouge est le berceau de la culture Kinh, on ne le dira jamais assez. Et à ce jeu-là, les traditions vestimentaires ne font pas exception. Jadis, les femmes confectionnaient elles-même leurs vêtements. Chemises sans col, vestes courtes, pantalons larges, tuniques à 4 pans… Autant de tenues caractéristiques de la paysanne d’autrefois. Pham Bich Hang, du musée des femmes vietnamiennes, nous dit : « La tunique à 4 pans multicolores confère grâce et élégance à celle qui la porte. C’est une tenue que l’on retrouve très souvent avec le yem – cache-sein, la coiffe de velour noire et le chapeau plat à franges. C’est vraiment très typique de la région du delta. « 

La tunique en question est longue, habituellement noire ou marron, avec 4 pans, deux à l’avant, deux à l’arrière. Les deux pans arrières sont cousus ensemble. Les deux pans avant restent par contre ouvert mais attachés aux pans arrières. A noter que les femmes utilisent une bande de tissus de couleur vive comme ceinture.

Faisant partie intégrante de la tunique à 4 pans, le « yem » est le cache-seins le plus populaire des Vietnamiennes d’autrefois. Il est composé d’un carré de soie ou de coton dont les extrémités sont fixées par des cordons lacés dans le dos au niveau du cou. Ce cache-sein traditionnel relève la beauté des femmes en mettant en valeur leur ligne.

Au niveau de la tête, la coiffe en « bec de corbeau » donne à la femme un visage en fleur de lotus. La coiffe est pliée en triangle, comme un bec de corbeau, au milieu du front. Les deux angles sont repliés vers les deux oreilles et noués sur la nuque. Enfin, le « non quai thao », chapeau plat à franges est fabriqué en feuilles de latanier et supporté par une armature de bambou. Le bord du chapeau est recourbé et décoré de figurines. Vu d’en haut, ça ressemble à une belle fleur.

Les femmes méridionales préfèrent quant à elles des chemisiers amples qu’on appelle en vietnamien « ao bà ba ». Très populairecostumes aodai depuis le 19ème siècle, l’« ao bà ba » est inspiré des habits des insulaires de Penang, en Malaisie. Il s’agit d’une chemise fabriquée en coton léger, avec de longue manches et un col généralement en V ou rond.

Il est bien sûr une autre tunique traditionnelle dont les Vietnamiens sont très fiers : l’« ao dai » – la robe nationale des femmes vietnamiennes. L’« Ao dai », qui signifie littéralement « robe longue », a connu le jour en 1744 sous la dynastie des Nguyên qui en ont fait le costume national.

Ce vêtement – d’une rare élégance – est traditionnellement porté lors des cérémonies solennelles et les mariages. Dans sa forme actuelle, c’est une tunique de soie moulante portée sur un pantalon qui souligne incontestablement la beauté féminine. La tenue magnifie le buste et les courbes des femmes, tout en leur donnant un maintien incomparable. Lê Thi Quyen, propriétaire de la couturerie Vinh Trach à Hanoi, a déjà 60 ans d’expériences avec les « ao dai » : « Autrefois, l’« ao dai » était un peu différent. Le col ne faisait que 3 centimètres, les bras étaient plus courts, et les deux côtés moins fendus. Lorsque les femmes portaient cette tunique, elles paraissaient plus sveltes et plus douces. »

L’« ao dai » peut être uni et répondre à un certain code de couleur, en tout cas pour les uniformes : blanc pour les étudiantes, rouge pour les futures mariées, bordeaux pour les hôtesses de Vietnam Airlines, par exemple. Les premiers ao dai remontent au 18ème siècle. Pham Bich Hang : « L’« ao dai » est le symbole de la culture vietnamienne. La version actuelle est dûe au peintre Cat Tuong, qui a rallongé le bas et qui a fait en sorte que la tunique épouse davantage les courbes du corps. »

Au fil du temps, la tunique de la femme vietnamienne a changé. Elle est bien ajustée, mettant en relief les rondeurs et convenant à merveille à la sveltesse des Vietnamiennes. Les deux pans descendent jusqu’au mollet et flottent légèrement au vent. Ils sont ouverts un peu plus haut que le pantalon, découvrant ainsi une infime partie du corps. Les manches sont assez amples, légèrement évasées et ne couvrent que les trois quarts de l’avant-bras. Aujourd’hui, même si elles s’intéressent à la mode occidentale, les femmes vietnamiennes restent profondément attachées à leur costume traditionnel.

(Source: VOV)

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