Au sein d’une famille San Chi

l'autel-de-san-chi

Après le décès de son père, le fils aîné devient naturellement le « pilier » de la famille

Nous faisons aujourd’hui un focus sur les relations qu’entretiennent les San Chi au sein de la famille, des relations encore passablement marquées par les valeurs traditionnelles.

La modernité a tendance à bousculer même les traditions les plus solidement ancrées et les San Chi n’échappent pas à la règle, sauf en ce qui concerne les relations entre individus au sein d’une même famille, des relations fondées sur un certain nombre de valeurs morales qui restent tout à fait d’actualité.

« Pour les San Chi, la hiérarchie au sein de la famille est quelque chose qui coule de source. Les jeunes doivent le respect à leurs aînés. Pour eux, c’est une évidence. Mais dans une famille San Chi, on met la convivialité en avant, ce qui fait que tout le monde s’entraide pour les tâches ménagères même s’il y a nécessairement une répartition. » dit Dang Thi Hoa, de l’Institut de la recherche sur la famille et les genres.

Chez les San Chi, ce sont les hommes qui décident ! Après le décès de son père, le fils aîné devient naturellement le « pilier » de la famille. C’est lui qui a le dernier mot à chaque réunion familiale précédant un évènement important.

« Les femmes s’occupent du ménage tandis que les hommes, eux, s’adonnent aux tâches importantes. La caisse familiale est gérée par les femmes, mais les dépenses doivent faire l’objet d’un accord. On observe une parfaite équité entre homme et femme chez cette ethnie. » indique Dang Thi Hoa.

Lorsque les parents sont décédés, leurs biens sont partagés entre tous leurs fils, mais c’est bien sûr à l’aîné, à celui qui exerce les plus grandes responsabilités, que revient la part la plus importante. S’ils n’ont que des filles, c’est à l’aîné de leurs gendres qu’il revient d’organiser les obsèques. A vrai dire, les San Chi se distinguent par les bonnes relations qui existent entre beaux-parents et beaux-enfants. Ly Thi Ba, une San Chi du district de Luc Ngan, dans la province de Bac Giang, nous fait savoir : « Il n’y a aucune discrimination entre enfants et beaux-enfants. Moi, j’ai trois gendres. Entre nous, on vit dans un climat harmonieux et constructif. Je les considère comme mes propres enfants. Du coup, ils sont tous polis et agréables avec moi. »

Force est de reconnaître qu’être gendre est une position plutôt enviable au sein d’une famille San Chi. C’est en effet au gendre que revient le privilège de rendre culte à ses beaux-parents après leur décès.

« L’homme érige dans son jardin un autel en forme de maison sur pilotis dédié à ses beaux-parents défunts. Lors des fêtes ou de l’anniversaire de leur mort, il dépose sur cet autel des fruits ou la nourriture préférée des défunts pour leur rendre hommage. » dit Tran Binh, de l’Université de Culture de Hanoï.

Autre détail montrant l’importance de sa belle-famille pour un homme San Chi : une fois marié, ce dernier a trois noms : celui de son père, celui de sa mère et… celui de sa femme.

Si les parents décident, de leur vivant, de répartir leurs biens entre leurs enfants, ils déménagent chez leur fils puiné pour vivre leurs dernières années. Mais s’ils font preuve d’une longévité exceptionnelle, alors ils comblent de bonheur leurs enfants.

Source: VOV5

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s