Danses traditionnelles, entre résurgence et perdition

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La danse du serpent du village de Lê Mât, arrondissement de Long Biên, Hanoi, offre un sacré spectacle.

Les danses traditionnelles de la capitale sont en danger, même si l’Association des danseurs de Hanoi veille au grain. Une cinquantaine a ainsi été retrouvée et remise en scène, mais d’autres menacent de sombrer.

Depuis 16 ans, Nguyên Van Bich, président de l’Association des Danseurs de Hanoi, et ses collègues mènent le «Projet de recherche et de relance des danses classiques de Thang Long» (ancien nom de Hanoi).

Selon les statistiques, la capitale en recense plus d’une centaine, dont la moitié a été redécouverte grâce à leurs travaux. Trente ont été représentées en public, notamment lors des festivals locaux comme la danse tu linh (quatre animaux fabuleux) du village de Lô Khê, la danse des drapeaux du village de Triêu Khuc ou encore la danse du serpent du village de Lê Mât.

Des membres de l’Association, armés d’une caméra, se rendent régulièrement dans les villages pour rencontrer des artisans (âgés) et les prier de représenter des danses traditionnelles dans la maison commune, la pagode et lors des festivités. Les spectacles sont ainsi enregistrés en vidéo.

«J’espère que la diffusion des livres et des documents audiovisuels donnera envie aux jeunes Hanoïens de se mobiliser pour la sauvegarde de ces patrimoines culturels», confie Nguyên Van Bich.

Ô vieillesse ennemie!

Selon Van Bich, la plupart des chercheurs en la matière sont âgés. Il arrive que certains passent de vie à trépas avant même qu’ils aient fini leurs travaux, comme l’artiste Nguyên Khac Dân.

De plus, les villageois maîtrisant ces danses folkloriques sont de plus en plus rares. Et le temps ne les rajeunit pas… Pour ne citer qu’eux, Dang Van Nhai et Trân Van Minh – les «professeurs» de la danse du bâton du village de Chu Xa – sont octogénaires.

Autre obstacle : le manque de moyens. En 2009, l’association a demandé aux autorités de financer ses activités. La demande a abouti… en 2014. «En dépit de ses ressources financières limitées, notre association a envoyé de l’argent aux villages pour les aider à construire des salles où photos, tenues, documents audiovisuels sur les danses communales sont exposés. Une manière de préserver ces patrimoines dans les localités», se convainc Van Bich.

Ces passionnés continueront d’aller de village en village pour ajouter de nouveaux noms à la liste des danses traditionnelles de la capitale. Et des documentaires sous-titrés en anglais seront réalisés et présentés au public étranger. Pour que la flamme, vacillante, ne s’éteigne pas.

Source: NDEL

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