Top 7 plus beaux plateaux du Vietnam à découvrir


Soif d’un grand bol d’air frais, des paysages paisibles et majestueux éloignés du brouhaha des villes ? Partez à une escapade fantastique entre monts et vaux que recèlent les 7 plus beaux plateaux du Vietnam.

Le plateau karstique de Dong Van

beaux plateaux vietnam dong van ethnies.jpg

Le premier du Vietnam inscrit à la liste des géoparcs de l’Unesco pour ses valeurs géologiques exceptionnelles, le plateau karstique de Dong Van est une boucle passionnante et tout simplement immanquable à Ha Giang. Trouvé à entre 1.000 -1.600 mètres d’altitude, il arpente les districts de Quan Ba, Yen Minh, Dong Van et Meo Vac. En parcourant ses sentiers formés d’innombrables pitons arides, vous aurez l’occasion de découvrir sa mosaïque culturelle de la famille commune de dix-sept groupes ethniques, Hmong, Tay, Dao, Lolo, Nung…

>> En savoir plus Le plateau calcaire de Dong Van de Ha Giang 

Lire la suite

Un musée unique sur les hauts plateaux du Centre, Lam Dong


Dans la ville de Dà Lat, les touristes peuvent découvrir la culture millénaire d’une vaste région montagneuse, le Tây Nguyên, en visitant le « trésor » d’un sous-colonel à la retraite.

La collection des outils de chasse

À Dà Lat (province de Lâm Dông, dans les hauts plateaux du Centre), le sous-colonel Dang Minh Tam est connu comme le loup blanc. Il est le propriétaire d’un trésor composé de plus de 3.000 objets divers caractéristiques de la culture du Tây Nguyên. Durant ses 35 ans en poste dans cette contrée montagneuse, il s’est chargé de recueillir tout ce qu’il pouvait afin de préserver cet héritage. Instruments de musique, gongs, tambours, jarres, bijoux (bagues, colliers, bracelets, boucles d’oreille…), brocatelles, habits en écorce, ivoires ou objets sculptés dans de l’ivoire… tous vieux de cent ans et plus. Une collection colossale qu’il expose avec le plus grand soin dans un grand secteur inclus dans son domaine, sis 27, rue Luong Thê Vinh.

Le reflet de l’âme du Tây Nguyên

«C’est actuellement le temps des fêtes printanières au Tây Nguyên. Cette terre aux paysages majestueux me manque énormément. Dans les années 1980, je faisais partie de la troupe artistique au village des K’Ho, dans la province de Lâm Dông». La confidence de l’officier de 57 ans en dit long sur son attachement pour la culture des ethnies minoritaires du Tây Nguyên. Il a d’ailleurs consacré toute sa jeunesse à lutter contre les forces réactionnaires Fulro pour protéger la vie de la population locale.

Le costume traditionnel l'ethnie Chau Ma

Le costume traditionnel de la personne en tête de l’ethnie Chau Ma

Originaire de la province de Nam Dinh, dans la plaine du Nord, le jeune soldat Dang Minh Tâm faisait partie du premier bataillon qui fut envoyé en 1978 pour combattre les forces Fulro au Tây Nguyên, plus précisément dans les districts de Lac Duong, Don Duong et Duc Trong (province de Lâm Dông). «J’avais alors 18 ans. C’était pour moi une grande épreuve, car juste à la fin de la guerre du Vietnam (en 1975), les forces réactionnaires ont déclenché un conflit sanguinaire dans le Centre, notamment au Tây Nguyên. Ils ont harcelé la vie des habitants, tué d’innombrables personnes innocentes, et forcé les autochtones à quitter leur terre natale pour adhérer aux Fulro pour contrer les révolutionnaires. La région a beaucoup souffert de ces scènes de massacre et de pillage», a-t-il raconté.

Les gongs de Tay Nguyen

Les gongs de Tay Nguyen

Une lutte difficile et prolongée, d’autant plus que les Fulro se cachaient le jour dans la forêt profonde et surgissaient la nuit pour attaquer les villages. Durant ces temps difficile, les soldats révolutionnaires avaient pour tâche de protéger la population locale et de l’aider dans les travaux quotidiens. «Plus nous nous intégrions dans cette communauté autochtone, plus nous voyions des habitants candides, francs et hospitaliers, et plus nous étions admiratifs de leur culture», s’est exprimé Dang Minh Tâm.

Des outils de pêche en campagne

Des outils de pêche en campagne

«Les montagnards de l’ethnie K’Ho m’ont attribué le nom local: K’Tâm. Cela témoignait de l’attachement qu’ils accordaient aux soldats venus des plaines. Ils m’ont appris à parler la langue K’Ho, à jouer du gong et d’autres instruments de musique en bambou, et à chanter des airs folkloriques». Avec un brin d’orgueil, il a relaté : «J’ai pu manier une cinquantaine d’instruments de musique différents, et eu l’honneur d’être membre de la troupe artistique des K’Ho. Nous jouions habituellement durant la nuit lors des fêtes villageoises. C’est cette ambiance chaleureuse qui me procure un profond attachement à cette haute contrée, que j’appelle ma seconde terre natale».

La plupart des instruments et objets qu’il a recueillis et exposés chez lui à Dà Lat sont des cadeaux offerts par les habitants locaux. En effet, ses missions au Tây Nguyên l’ont forcé à se déplacer d’un endroit à un autre. Et chaque fois qu’il devait partir, il emportait avec lui «tout un trésor d’objets divers, symbole de l’âme du Tây Nguyên et de l’affection de la population locale», selon ses termes.

Une collection introuvable ailleurs

Une fois la guerre contre les Fulro terminée, au milieu des années 1990, Dang Minh Tâm, qui portait alors le grade de sous-colonel, fût envoyé en mission au Service de la police de la province de Lâm Dông (une des cinq provinces du Tây Nguyên), dans la ville de Dà Lat. «Peu importe où je me trouverais, les beaux souvenirs avec les K’Ho resteront toujours gravés dans mon cœur», a-t-il confié.

Malheureusement, de plus en plus de visiteurs débarquaient dans les villages du Tây Nguyên pour acheter des antiquités. «J’ai eu le cœur déchiré en comprenant que le patrimoine culturel millénaire des ethnies minoritaires du Tây Nguyên risquerait un jour de disparaitre», a raconté Dang Minh Tâm. Régulièrement, durant son temps libre, il se rendait aux villages d’ethnies minoritaires pour convaincre les habitants de garder et protéger leurs biens ancestraux. Lorsque le propriétaire n’avait d’autres choix que de les vendre pour avoir de l’argent pour subsister, il sacrifiait son argent pour préserver ce précieux patrimoine. Petit à petit, son «trésor» se complétait.

Des jarres de grande valeur Lam Dong

Des jarres de grande valeur de toutes sortes

Le «musée» de Dang Minh Tâm est un des plus insolites. Sa collection la plus impressionnante doit être ses centaines de jarres d’alcool, dont la plupart sont centenaires. «Les fêtes au Tây Nguyên ne manquent jamais d’alcool. Ce breuvage est considéré comme la première offrande dédiée au culte des divinités. Plus la fête est importante, plus les jarres d’alcool sont grandes et nombreuses», a-t-il expliqué. Désignant une jarre en terre cuite de forme singulière, il s’est vanté : «Cette jarre de l’ethnie Ba Na date du XIIIe siècle. Elle est évaluée au prix de trente buffles».

Sa collection d’instruments de musique n’en demeure pas moins importante. Outre des gongs célèbres, on trouve également des instruments en bambou tels que T’rung, K’long Put, Dinh Nam, Dinh Buôt, Goong Kram, Brô… On y trouve aussi un ensemble particulier de deux tambours dont la façade est faite en peau d’éléphant : un «mâle» d’un mètre de diamètre et une «femelle» de 0,8 mètre de diamètre.

Autre objet de grande importance, le «trône du roi des éléphants», où «s’asseyait le roi lors de chaque cérémonie cultuelle avant de partir pour la chasse à l’éléphant», selon le sous-colonel. Il s’agit d’une grande chaise faite d’une multitude d’os d’éléphants, liés les uns aux autres par des ficelles végétales, et agrémentée des deux côtés d’une paire de défenses. Sa collection d’ivoires est aussi admirable. Elles sont de diverses dimensions, dont la plus petite taillée en forme de fleurs.

Nombreux sont les produits en brocatelles, parmi lesquels se distinguent la longue tunique et le cache-sexe bigarré du chef de tribu de l’ethnie Ma, sans oublier les habits en écorce des Gia Rai, et les nombreux bijoux et parures en argent. «Chaque objet a sa vie», a conclu le propriétaire de ce musée insolite avec un large sourire. L’entrée est gratuite et ouverte au public.

Source : CVN

Bientôt le premier musée du thé régional à Lâm Dông


Si vous êtes un gourmet du thé vietnamien, le nom « Cau Dat » doit vous dire quelque chose. Il y a près d’un siècle, les Français ont créé en 1927 à Lam Dong la première fabrication théière de l’Asie du Sud-est, Cau Dat, en y appliquant les technologies les plus avancées de l’époque. 

cau dat vallées théières

Pas loin de Da Lat, optez pour un bol d’air frais entre les vallées théières verdoyantes

La province Lâm Dông (hauts plateaux du Centre) munie d’un temps modéré toute l’année, est surnommée le royaume du thé au Vietnam avec un total de 24.000 ha consacrés à la culture des théiers. Toujours en activité avec son nom initial, la société Cau Dat se trouve à 30 km du centre-ville de Dà Lat (capitale provinciale de Lâm Dông),  dans le hameau de Truong Tho, commune de Tram Hanh, couvrant  220 ha de plantations. Venez visiter la plus ancienne fabrication théière de l’Indochine.

Entrée de la plantation de thé Cau Dat

Au premier regard, au sein de l’usine, on observe une grande cour et un grand bâtiment de couleur rouge. Autrefois, ce bâtiment était une usine de séchage et de transformation du thé.

Comme un rituel, les visiteurs sont invités à goûter ce breuvage, produit phare et original de la société. Une tasse de thé tiède réchauffe vraiment alors que la température est basse, à 1.650 m, altitude idéale pour la production de thé.

>> Voir plus sur « Le thé, indissociable de la culture vietnamienne » 

Découverte des machines-outils de l’époque

De nombreuses machines-outils importées de France, d’Angleterre et celles fabriquées au Vietnam, outre d’anciens équipements originaux conçus par les experts et ouvriers français et vietnamiens, sont toujours stockées et conservées dans le grand bâtiment rouge. D’anciennes photos en mémoire des fêtes ou des cérémonies, des événements organisés par la direction de l’usine sont toujours présentes sur les vieux murs de l’usine.

cau dat production de thé

Des témoins vivants de l’industrie de production de thé de l’époque coloniale

«La Société par actions de thé de Câu Dât est la plus ancienne de la province de Lâm Dông. Tous les machines, les équipements de production et de transformation sont considérés comme des témoins vivants de l’industrie de production de thé de l’époque coloniale», commente M. Dat, le directeur de l’usine.

Pour prouver que ces anciennes machines fonctionnent encore, M. Dat les met en marche et explique en même temps l’appellation et la manière d’opérer de chacune, sans oublier d’en présenter l’origine et décrire en détail leurs parties.

fabrication theiere cau dat

À l’intérieur du bâtiment, les visiteurs ont l’impression de revivre plusieurs décennies en arrière dans une vraie ambiance de travail.

Un futur musée de l’industrie théière

D’après M. Dat, le meilleur thé, le plus recherché, est dérivé de la pousse, de la plus jeune feuille du théier. De couleur blanche, il coûte cher de par sa haute qualité et sa saveur. Viennent ensuite les feuilles noires, beaucoup plus anciennes.

vallées théières cau dat

Des vallées théières aussi rafraichissantes qu’agréables à voir

cau dat vallées théières

….sont aussi des hauts lieux de photographie pour les amateurs et jeunes mariés

Fier d’être engagé au sein de la plus ancienne société de thé de la région, M. Dat est très heureux d’y travailler et préfère de loin vivre à Dà Lat plutôt qu’à Hô Chi Minh-Ville, sa ville natale.

L’histoire de l’industrie théière sera bientôt présentée au public, selon la direction de la société Câu Dât. Elle sera finalisée en juin 2017 sous forme de premier musée du thé de la région.

Source : CVN

   >> Voir plus sur « La culture millénaire du thé »

Des documents royaux exposés à Lâm Dông


Des-documents-royaux-exposes-a-Lam-Dong

L’exposition de documents royaux a ouvert ses portes le 25 août à Lâm Dông, sur les hauts plateaux du Centre.

Plus de 200 documents royaux sont présentés dans le cadre d’une exposition qui a ouvert ses portes le 25 août au Centre des archives nationales IV de la province de Lâm Dông (hauts plateaux du Centre). Lire la suite

Dambri, une cascade légendaire


cascade-dambriC’est après un parcours sinueux parmi des collines de thé vert et de caféiers, environ 18km au nord-est de la ville de Bao Lôc dans la province de Lâm Dông, que les touristes arrivent à la cascade de Dambri, une imposante chute d’eau aux eaux écumeuses qui ressemble à un ruban de soie dévalant de la falaise. Lire la suite